Une analyse très intéressante de Xavier Molénat sur la remise en cause de la réforme des rythmes scolaires qui se base sur une enquête récente…

  • 15/11/2017

Une analyse très intéressante de Xavier Molénat sur la remise en cause de la réforme des rythmes scolaires qui se base sur une enquête récente de la DEPP sur les réactions des parents et sur une étude de Laurent Frajerman sur l’évolution de la position des enseignants.
Pour les parents, ce sont les plus diplômés qui sont les plus critiques. Ce qu’analyse ainsi le journaliste : « On peut également se demander si ce lien ne révèle pas des attentes différentes vis-à-vis du système scolaire. Les parents diplômés, dont les enfants ont toutes les chances d’être performants dans le cadre scolaire ordinaire, n’ont sans doute pas vu d’intérêt au développement d’activités périscolaires, d’autant que leurs enfants pouvaient souvent les pratiquer sur leur temps de loisir. A l’inverse, les parents peu diplômés et/ou immigrés ont peut-être davantage perçu dans ces activités à caractère plus ludique une émancipation bienvenue de ce même cadre scolaire avec lequel eux-mêmes et leurs enfants ont, statistiquement, davantage de chances d’être en difficulté. Mais, comme souvent, leur voix n’a guère été entendue dans les débats.»


    • Julien Fernandez
    • 15/11/2017
    Répondre

    Très intéressant en effet. J’avais oublié la sortie de Peillon sur le fait que PE c’est pour le plaisir et pas pour l’argent. Par contre je me rappelle bien ma colère en constatant les 200 € de perdus par mois lors du passage à 4 jours.

    • Véronique Decker
    • 17/11/2017
    Répondre

    La “réforme des rythmes scolaires” a fait passer la “pause méridienne de 1h 30 à 2 heures. Les enfants ont donc exactement le même temps d’école pendant 4 jours, et en plus une demi journée le mercredi. Auparavant, le mercredi matin, ils pouvaient alle…

      • Gwenael Le Guével
      • 04/10/2017
      Répondre

      J’ai aussi des collègues de REP+ (Nantes) qui témoignent du fait qu’en REP+ “on fait cours le matin”. Ils (elles) se prononcent donc pour 5 matinées par semaine sans tenir spécialement aux 4 jours et demi. Et ils seraient clairement d’accord pour revoi…

      • Sylvie Sycoflo Russillo
      • 04/10/2017
      Répondre

      “ceux qui repartent à 4 jours vont le faire en reprenant les Journees scolaires telles qu’elles existent depuis 1834 ! ” nées en 1957 j’ai toujours connu des semaines de 4 j et demi. Le jeudi étant off et surtout consacré à l’éduc religieuse 🙁 donc nous avions cours le samedi matin et l’on demandait pas aux enfants si ils étaient fatigués….

      • Claire Leconte
      • 04/10/2017
      Répondre

      Sylvie Sycoflo Russillo Bien sûr, vous avez même connu le samedi toute la journée puisque c’est en 1969 que la semaine des écoliers est passée de 30 h à 27 h. La semaine que vous avez connue existait elle aussi depuis 1834 !
      Mais je parlais des journée…

      • Sylvie Sycoflo Russillo
      • 04/10/2017
      Répondre

      et bien non je n’ai pas connu la semaine de 5 jours! et pour la période de 1834, l’école n’était que pour les élites.

      • Claire Leconte
      • 05/10/2017
      Répondre

      Sylvie Sycoflo Russillo née en 1957 et vous n’avez pas connu les 5 jours ? Où donc étiez-vous scolarisée puisque ça a changé en 1969 !
      Et non madame, en 1834 le texte que j’évoque faisait suite aux lois Guizot qui imposaient à toutes les communes de plus de 500 habitants de scolariser tous les petits garçons ! Rien à voir avec les élites !

    • Marie-Estelle Pech
    • 15/11/2017
    Répondre

    Je vois surtout ça: “Selon Jean-Paul Caille, auteur de l’étude, l’interprétation de ce lien entre niveau de diplôme et critique de la réforme des rythmes scolaire « reste ouverte ». Il évoque la possibilité que les parents les plus diplômés aient « moi…

      • Philippe Watrelot
      • 04/10/2017
      Répondre

      Je parlais bien pour ma part de l’analyse de Xavier Molénat et pas de celle de Caille…

      • Xavier Molénat
      • 04/10/2017
      Répondre

      C’est une hypothèse que je me suis senti obligé de faire tant l’auteur restait prudent voire timoré dans son analyse, mais ça demanderait à être étayé. Il faudrait voir ce qu’en pense quelqu’un comme Agnès Van Zanten.

      • Lionel Jeanjeau
      • 04/10/2017
      Répondre

      Plus les gens sont diplômés plus ils sont hostiles aux réformes Peillon/Belkacem. Le milieu enseignant et les journalistes n’échappent pas à cette règle. Du coup ces réformes sont presque impossibles à défendre dans un univers politique marqué par l’im…

    • Philippe Watrelot
    • 16/11/2017
    Répondre

    Je parlais bien pour ma part de l’analyse de Xavier Molénat et pas de celle de Caille…

    • Caroline Chouquet-Stringer Willmes
    • 16/11/2017
    Répondre

    Le plus intéressant c’est cela : “C’est pour les enfants issus de milieux moins favorisés que la réforme s’est avérée la moins bénéfique.” alors qu’ils auraient dû être les premiers bénéficiaires.
    Et ce sont ces travers que nous étions nombreux à dénoncer avant même la mise en place de ces nouveaux-anciens rythmes.

    • Véronique Decker
    • 17/11/2017
    Répondre

    Et si les plus diplômés étaient ceux qui ont le mieux compris que les “ateliers périscolaires” sont de très très faible qualité et ajoutent un temps de collectivité, de fatigue liée à l’encadrement par des adultes inexpérimentés sans aucun bénéfice rée…

      • Anne Deparetere
      • 04/10/2017
      Répondre

      Les ateliers périscolaires ne sont pas tous de faible qualité. Cela est très variable selon les communes, leur volonté ou leurs possibilités d’investissement. Là est l’inégalité, il me semble.

      • Véronique Decker
      • 04/10/2017
      Répondre

      Mais je constate que plus la commune est pauvre, et plus les animateurs sont sous payés, plus ils sont déqualifiés; ce qui fait que l’apport des rythmes scolaires accroit les possibilités d’ateliers pour les enfants qui en bénéficient déjà dans les com…

      • Sylvie Saliou
      • 04/10/2017
      Répondre

      Tout à fait d’accord avec vous Véronique Decker. Moi aussi je suis dans le 93

      • Gwenael Le Guével
      • 04/10/2017
      Répondre

      Il y a aussi des communes pauvres qui ont fait des choix politiques… et qualitatifs.

      • Gwenael Le Guével
      • 04/10/2017
      Répondre

      Ceci pour dire que je ne conteste pas ce qui se passe à Bobigny mais que les moyens peuvent être là sans pour autant que l’éducation soit la priorité. Péréquation, subsidiarité, décentralisation, quelle piste suivre, ce serait intéressant de creuser.

Leave a Comment

Enter Captcha Here : *

Reload Image

Archives